Les mouvements dans l'eau avec du matériel flottant sont intéressants car en plus d'augmenter la résistance de l'eau grâce à une surface d’attaque plus grande ils nécessitent deux types de contraction musculaire différents. 

Utiliser les accessoires flottants peut toutefois être délicat, particulièrement en eau profonde et nécessite certaines précautions, surtout lorsqu'ils s'agit de gros accessoires.

Lorsque l’on s’entraîne dans l’eau étant donné que nous ne bénéficions plus de l’attraction terrestre les muscles n’ont plus besoin de freiner certains mouvements. A cause de la résistance multi-directionnelle de l'eau les muscles effectuent un type de contraction appelé contraction concentrique

Avec un accessoire flottant nous devons lutter contre la poussée de l'eau: plus un objet flotte plus il est difficile de le pousser vers le fond du bassin et plus on devra freiner son retour vers la surface. Par exemple une frite ou des grandes haltères en mousse en remontant trop rapidement risquent d'entraîner nos épaules vers le haut et engendrer crispations et mauvaise posture. Lorsque le muscle travaille en freinage pour empêcher cela on parle de contraction excentrique

Avec ces accessoires flottants les seuls exercices qui font sens sont ceux où l'on pousse ou tire l'accessoire vers le bas (=contre la poussée) et l'intensité doit être ajoutée sur ce trajet-là uniquement. Plus l'accessoire est grand plus on doit fournir d'effort pour le pousser vers le bas. Sur ce trajet les muscles effectuent une contraction concentrique.

Le retour vers la surface d'un accessoire flottant doit se faire en freinant le mouvement. Sur ce trajet les muscles feront une contraction excentrique. Plus l'accessoire en mousse est grand plus cela demande de contrôle pour freiner son retour vers la surface. 

 

Le travail avec les bracelets pour chevilles en mousse (flotteurs), les grandes haltères en mousse ou encore les frites utilisées comme accessoire de renforcement doivent donc se faire en tenant compte de ces points.

Les exercices avec de grandes haltères en mousse qui conviennent pour l'eau profonde sont très peu nombreux. Dans nos cours nous n'en utilisons que 3 (+  1 seulement si associé aux palmes)! Leur principal voire seul atout est qu'ils permettent un travail de freinage des muscles.  Ils se font plutôt lentement afin de garder un bon contrôle des épaules. Dans de l'eau à 27° un tempo lent risque de nous refroidir sauf si l'on alterne avec des exercices cardio.

Les petites haltères en mousse conviennent aussi pour des mouvements de traction ou poussée vers le bas, mais lorsqu'ils remontent le travail de freinage est toutefois moins voire peu perceptible. Un bon contrôle reste nécessaire pour stabiliser les épaules.

 

Que ce soit aux mains ou aux chevilles le matériel flottant a tendance à constamment nous déséquilibrer. Les muscles du tronc doivent constamment travailler en synergie pour nous stabiliser. Lorsque les muscles travaillent en stabilisation (gainage) ils effectuent une contraction isométrique, un 3ème type de contraction musculaire.

Lorsque l'on utilise des accessoires très flottants en eau profonde il vaut mieux enlever la ceinture de flottaison car selon le type de ceinture on risque de trop flotter. Cela demande un bon gainage et c'est réservé à des participants d'un niveau avancé. 

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